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Vers une meilleure analyse des données d'intérêt maritime

Assurer la police en mer et l'exploitation en toute sécurité des ressourcesmaritimes nécessite, entre autres, l'analyse continue des données d'intérêtmaritime collectées auprès de diverses sources ouvertes (open source) et leurpartage au niveau régional, en coordination avec les administrations nationales.

Dans le cadre du projet européen CRIMARIO, vingt-six participants de Maurice etdes pays riverains de l'Océan indien (Comores, Kenya, Madagascar, Malaisie,Mozambique, Seychelles, Somalie, Yémen) ont pu développer leurs compétencesen matière de visualisation et d'analyse des données d'intérêt maritimes etpartager leurs expériences.

Analyse des données maritimes : un même intérêt partagé par les participants et lesformateurs, Mombasa, Avril 2016

Les Etats se doivent d'assurer la sûreté et la sécurité maritimes dans leurs eaux maiségalement en haute mer. L'échange d'informations entre les différentesadministrations (Transport, Marine nationale, Police, Environnement, Douanes, Pêche,etc.) est l'un des éléments clés contribuant à ces objectifs. La coopération régionaleentre les pays voisins en constitue un autre.

Cette analyse est partagée à la fois par les États côtiers de l'océan Indien et lespartenaires internationaux, notamment l'Union européenne qui a lancé divers projetsdont le projet CRIMARIO (programme Routes maritimes critiques) ; ce projet a pour butde promouvoir la culture de la connaissance de la situation maritime (maritimesituational awareness) en développant le partage de l'information et le renforcement descapacités techniques et humaines d'analyse de cette information. CRIMARIO soutientégalement les initiatives régionales, telles que le Protocole de Mombasa.

La session de formation qui s'est déroulée du 25 au 29 avril 2016 à Mombasa(Kenya), est la deuxième contribution de CRIMARIO au renforcement du savoir-fairerégional en matière d'analyse et de partage des données d'intérêt maritime. Elle complète lapremière session organisée à Mombasa en février dernier.

Vingt-six participants, provenant de différentes agences maritimes nationales, se sontentrainés à la visualisation et à l'analyse les données provenant de sources SIA (ouAIS en anglais - Système d'identification automatique est un système d'échangesautomatisés qui permet aux navires et aux systèmes de surveillance de trafic d'identifieret de localiser les navires en échangeant des données avec d'autres navires proches, desstations AIS et des satellites). Ils se sont également entraînés à l'analyse statistique àl'aide d'un tableur électronique.

Les participants ont appris à utiliser QGIS, un système d'information géographique (SIG),libre de droit, qui permet de visualiser, produire et analyser les données sur des cartestrès précises.

A l'issue de cette deuxième session, ils sont maintenant en mesure de mieux visualiserles données d'intérêt maritime, et de conduire des analyses afin d'identifier destendances.

Les participants de Maurice venaient de la garde-côte nationale, alors que d'autresparticipants venaient de centres de partage d'information initié par le Code de conduitede Djibouti. Grâce à cette deuxième formation pratique dans le cadre du projetCRIMARIO, ces spécialistes de l'information maritime ont approfondi leurs aptitudes àl'analyse des données d'intérêt maritime. Ils se sont entraînés sur les données de lapiraterie de l'année 2012, et les données de navigation en Océan Indien de l'année2015.

En outre, comme la piraterie a fortement diminué au cours de ces dernières années, ilest important que les centres de partage de l'information aient une valeur ajoutéeopérationnelle, ce qui passe par un approfondissement de leurs compétences en analyseglobale du domaine maritime.

Le protocole de Mombasa

Quatre pays, hébergeant des centres de partage d'information et de formation maritimes(Djibouti, Kenya, Tanzanie, Yémen) ont initié le Protocole de Mombasa qui vise àconsolider le cadre de coopération existant (le Code de conduite de Djibouti), définir lesrègles de gouvernance des centres de Djibouti et du Yémen et proposer un mécanismede gestion durable à long terme.

Enfin, le Protocole de Mombasa œuvre pour conclure des accords de partaged'information entre les Etats riverains de l'Océan indien, les encourageant à aller au-delàdes seules données de la piraterie. CRIMARIO soutient cette initiative ainsi que touteautre initiative ou mécanisme facilitant le partage de l'information et une meilleureconnaissance du domaine maritime


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