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UNOWAS organise une rencontre sur l'exclusion sociale en Afrique de l'Ouest

Dans le cadre de sa traditionnelle rencontre thématique « Arbre à Palabres », le Bureau des Nations Unies pour l'Afrique de l'Ouest et le Sahel (UNOWAS) a abrité, le 29 mars 2016, une rencontre sur le thème : « L'Exclusion sociale : l'autre défi de la stabilité, de la paix et de la Sécurité en Afrique de l'Ouest ».

L'objectif de cette rencontre était d'échanger sur les conséquences de l'exclusion sociale et sur les moyens à mettre en place pour éradiquer ce phénomène et contenir son impact sur la stabilité socio-politique des pays de la sous-région. Ces échanges visaient aussi à formuler un plan pour inclure l'exclusion sociale dans les stratégies de prévention des conflits et de consolidation de la paix.

Quatre thèmes ont été abordés durant cette session interactive. Il s'agit de : « la problématique d'intégration socio-professionnelle des jeunes, gage d'une stabilité politique et sociale durable », présentée par Hervé Huot Marchand, spécialiste de Programme et coordonnateur régional sur Education, la Formation Technique et Professionnelle (EFTP) du Bureau régional de l'UNESCO à Dakar ; « l'esclavage persistanten Afrique de l'Ouest : le cas du Niger », de Me Hamani Assoumane, juriste, défenseur des droits humains, qui est intervenu depuis Niamey au Niger ; « l'esclavage persistanten Afrique de l'Ouest : le cas de la Mauritanie », une contribution de Mamadou Sarr, secrétaire exécutif du Forum national pour les droits de l'homme (FONADH), qui est intervenu depuis Nouakchott en Mauritanie ; et enfin « l'apatridie en Afrique de l'Ouest », sujet traité par Emmanuelle Mitte, de l'Unité Apatridie du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR).

Plusieurs recommandations ont été proposées par les participants. Il s'agit, notamment, d'assurer aux jeunes une éducation de base pour leur permettre d'accéder aux emplois disponibles ; de mettre un accent sur la formation des jeunes filles pour résorber la grande disparité de genre dans le secteur de l'éducation ; de mener des activités de sensibilisation auprès des communautés affectées, pour que les victimes d'esclavage puissent saisir les cours et tribunaux pour obtenir justice ; de travailler dans la durée et à l'aide d'actions de sensibilisation et d'éducation, pour un changement de mentalité des communautés concernées par l'esclavage ; et enfin de veiller à la mise en œuvre de la Déclaration d'Abidjan que les 15 Etats de la CEDEAO ont adopté pour mettre fin à l'apatridie.

Cette première édition de l'« Arbre à palabres » de l'année 2016 a permis d'explorer de nouvelles pistes pour continuer le débat sous la forme d'un atelier sous-régional, en élargissant cette question importante à d'autres préoccupations telles que l'enregistrement des naissances afin d'obtenir des actes de naissance conférant la personnalité juridique, l'insertion socioprofessionnelle des jeunes, le développement durable et la lutte contre la pauvreté, la lutte contre le terrorisme, et l'équité et l'égalité de genre.

Une trentaine de participants représentants des organisations de la société civile, des Associations de jeunes, du système des Nations Unies, des chercheurs et d'experts indépendants ont pris part aux échanges dans la salle de conférence d'UNOWAS.

« L'Arbre à Palabres » est une plateforme périodique d'échanges et de réflexions sur l'état de la gouvernance, les droits de l'homme, l'Etat de droit, la paix et la sécurité en Afrique de l'Ouest et au Sahel.


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