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Un Pacte mondial pour résister à la crise de l’emploi
par Falila Gbadamassi, le 15/06/2009


La crise mondiale de l’emploi fait l’objet d’un sommet qui a démarré ce lundi, à Genève, à l’initiative de l’Organisation internationale du travail. Elle souhaite l’adoption d’un Pacte mondial pour l’emploi afin de favoriser une reprise rapide de l’emploi durement frappé par la crise financière internationale.

De Genève

La crise financière est à l’origine d’une autre crise, celle de l’emploi. L’Organisation internationale du travail (OIT) y consacre pour la première fois un sommet, qui s’est ouvert ce lundi, à Genève, dans le cadre de la 98e Conférence internationale du travail. Le Sommet sur la crise mondiale de l’emploi a une ambition clairement réaffirmée dans le discours d’ouverture de Juan Somavia, le directeur général du Bureau international du Travail (BIT) : faire adopter un Pacte mondial pour l’emploi, « une réponse à la crise de l’emploi par le travail décent ». Ce pacte à pour objectif de « stimuler l’économie réelle » tout en aidant les familles grâce à « des mesures axées sur l’emploi ». Pour le directeur du BIT, il faudra un « fort leadership pour donner vie » à ce pacte, dans chaque pays, dans les entreprises et, entres autres, aux Nations unies et au sein du G20.

Un pacte pour sortir rapidement de la crise

Le principal enjeu de cette conférence est d’accélérer la reprise du marché de l’emploi, généralement plus lente que celle de l’économie. Les sept chefs d’Etat qui se sont succédés, à la tribune, ont salué l’initiative de l’OIT et rendu hommage à l’action d’une organisation, qui fête cette année son 90e anniversaire, en faveur de la justice sociale. Ce lundi, quand le président français Nicolas Sarkozy introduisait l’idée de bâtir « ensemble (une) nouvelle gouvernance » où l’OIT aurait toute sa place aux côtés des institutions de Bretton Woods mondiale et de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), son homologue togolais Faure Gnassingbé saluait le concept de « travail décent » auquel elle a donné naissance. Cette notion « offre, a-t-il dit, à notre humanité les repères fondamentaux pour réussir le pari du développement, de la croissance et de la cohésion sociale ».

Le chef de l’Etat togolais a par ailleurs annoncé qu’il remettrait dans quelques semaines au BIT le Programme pays pour le travail décent (PPTD). Le chef de l’Etat mozambicain Armando Guebuza, qui représente avec le vice-président sud-africain Kgalema Molanthe la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC) à cette conférence, a également rendu hommage à cette initiative. Mais il avait surtout célébré, quelques heures plus tôt avant le président français, le modèle tripartite sur lequel fonctionne l’OIT qui permet un dialogue social permanent entre gouvernements, représentants des travailleurs et des employeurs.

Le Pacte mondial pour l’emploi suggéré par le BIT, déjà approuvé par des leaders politiques, attendra la fin de la Conférence internationale du travail, le 19 juin, pour être formalisé.

Lire aussi :

- Crise de l’emploi : l’Afrique doit miser sur « le travail décent productif »


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